Le marché noir ce 1er avril 2025 fait état d’une baisse notable de l’euro, qui s’échange aujourd’hui à un taux inférieur à celui de la veille. Alors que la demande reste forte, ces ajustements sur le marché parallèle montrent une nouvelle dynamique du marché des devises en Algérie.
En effet, le taux de l’euro sur le marché parallèle a enregistré des variations intéressantes. Ces fluctuations sont scrutées de près par les cambistes et les citoyens qui cherchent à se procurer des devises étrangères, notamment en cette période où les taux officiels restent largement déconnectés des réalités du marché informel. Dans ce contexte, 100 euros en dinar algérien s’échangent à un prix qui continue de défier les attentes.
Le marché noir, ce 1er avril 2025, connaît des changements subtils, mais significatifs dans les échanges de devises. Ce phénomène, qui touche particulièrement l’euro et le dollar américain, fait partie d’une dynamique de plus en plus complexe sur le marché algérien. L’un des sujets les plus débattus ces derniers jours est la chute continue de la valeur de l’euro par rapport au dinar algérien. Bien que cette baisse soit modeste, elle a un impact non négligeable sur le pouvoir d’achat des Algériens.
Les analystes financiers et les cambistes constatent que les différences entre les taux de change officiels et ceux du marché noir continuent de s’élargir. À titre d’exemple, l’euro se négocie aujourd’hui à 250 dinars à l’achat, soit 25 000 DA pour 100 euros, et 252 dinars à la vente, soit 25 200 DA pour 100 euros. C’est une légère baisse par rapport à la veille, mais qui demeure préoccupante pour ceux qui dépendent du marché parallèle. Ces fluctuations peuvent s’expliquer par un ensemble de facteurs économiques et sociaux qui influencent directement l’offre et la demande de devises en Algérie.
Les analystes soulignent également l’impact des tendances mondiales sur le marché local. Les politiques monétaires de la Banque centrale européenne ou de la Réserve fédérale américaine, ainsi que les changements dans les relations économiques internationales, peuvent entraîner des ajustements de valeur pour l’euro sur le marché algérien. Ce phénomène, bien qu’il soit difficile à prédire, reflète les incertitudes auxquelles font face les cambistes et les investisseurs sur le marché parallèle.
Le marché noir ce 1er avril 2025 : 100 euros en dinar algérien
Pour comprendre cette évolution, il est nécessaire de revenir sur certains éléments du contexte économique. Le marché noir en Algérie est avant tout une réponse aux restrictions imposées par l’État sur l’accès aux devises étrangères. Les Algériens, notamment ceux qui ont des liens avec l’étranger, sont souvent contraints de passer par des circuits parallèles pour se procurer des euros, des dollars ou d’autres devises essentielles. Cette situation s’est intensifiée avec les politiques économiques récentes qui ont eu pour effet de resserrer l’offre de devises.
La baisse de l’euro sur le marché noir pourrait être liée à une combinaison de facteurs saisonniers et économiques. En effet, après la période de l’Aid el-Fitr, où la demande de devises a été particulièrement élevée, le marché semble se stabiliser, bien que de manière instable. La diaspora algérienne qui a fait le déplacement vers l’Algérie pour les festivités de l’Aid en famille a pu provoquer une hausse ponctuelle de la demande, suivie d’un léger repli une fois les festivités terminées.
Les autres devises sur le marché noir et le marché officiel
Le dollar américain et la livre sterling continuent de jouer un rôle majeur sur le marché noir ce mardi 1er avril, bien que leurs taux de change varient également. Le dollar, tout comme l’euro, connaît une légère baisse, que ce soit sur le marché parallèle ou le marché officiel. Actuellement, le taux du dollar à l’unité au square est de 235 dinars à l’achat et 238 dinars à la vente. Au niveau de la Banque d’Algérie, le dollar américain s’échange à 133,72 DA et le dollar canadien s’échange à 93.26 DA, un repli qui pourrait être lié à la demande moins élevée ces derniers jours.
La livre sterling, bien qu’elle ait également connu un recul, reste une devise recherchée sur le marché noir. Elle se négocie actuellement à 294 dinars à l’achat et 297 dinars à la vente sur le marché noir des devises. Cependant, une légère hausse a été enregistrée sur le marché officiel, elle s’échange actuellement à 173,09 DA l’unité. Bien que la GBP ait perdu un peu de terrain sur le marché parallèle, elle conserve une position relativement stable et reste un choix privilégié pour ceux qui cherchent à préserver leur pouvoir d’achat face aux fluctuations du dinar.
Les cambistes et les observateurs de la scène économique algérienne notent que la demande de devises comme la livre sterling, le dollar canadien ou encore le yen reste toujours très forte en Algérie, et le marché noir des devises reste un lieu essentiel pour les Algériens cherchant à se procurer des devises, souvent plus facilement accessibles ici qu’à travers les canaux officiels.
Les influences sur le marché noir des devises
Si la baisse l’euro demeure relativement faible, plusieurs facteurs influencent cette situation. D’abord, la demande pour les devises étrangères reste soutenue, notamment à cause du système bancaire algérien, bien qu’en évolution, qui reste largement perçu comme peu fiable par une partie de la population, particulièrement en raison des restrictions sur les sorties de devises et de l’accès limité aux bureaux de change agréés. Ces limitations poussent ainsi les particuliers et les entreprises à se tourner vers le marché parallèle, où les transactions sont plus souples. De plus, l’euro, en particulier, est perçu comme une valeur refuge pour ceux qui cherchent à préserver leur pouvoir d’achat face à une inflation croissante.
En outre, les cambistes expliquent que les fluctuations de ces taux peuvent aussi être liées à des ajustements internes. Les acteurs du marché informel doivent jongler avec des taux qui peuvent changer en fonction de l’offre et de la demande instantanées, ce qui crée un environnement à la fois volatile et opaque.
Des experts économiques estiment que l’injection de devises par des mesures telles que l’allocation touristique de 750 euros pourrait offrir un souffle d’air aux voyageurs et pourrait créer un précédent intéressant pour la régulation des flux de devises. Cependant, elle ne résout pas les problèmes fondamentaux du marché des changes, En effet, cette mesure reste une solution ponctuelle qui ne pourra pas, à elle seule, endiguer les déséquilibres structurels et la demande croissante pour les devises étrangères.
De plus, le coût de cette allocation touristique atteint presque 4 milliards de dollars par an, une somme considérable pour un pays dont les réserves de change sont sous pression, alors que le prix du pétrole peine à dépasser les 70 dollars le baril. Tous ces facteurs continuent de nourrir l’écosystème parallèle. Ainsi, le marché noir poursuit sa domination sur les transactions des citoyens algériens.
La libéralisation des échanges de devises est toujours attendue, et les acteurs économiques, notamment ceux du secteur informel, cherchent désespérément une alternative plus flexible et accessible. Les prix des biens importés, notamment les pièces détachées et les équipements électroniques, continuent de grimper en raison des difficultés rencontrées pour se procurer des devises à des taux compétitifs. Ce phénomène ne fait qu’aggraver les déséquilibres dans l’économie algérienne et pousse les citoyens à recourir davantage au marché noir.
Un avenir incertain pour le marché noir
Au final, il semble difficile de prévoir avec précision l’évolution du marché noir et au-delà. Bien que l’euro ait subi une légère baisse, les cambistes et les économistes ne peuvent que spéculer sur les facteurs qui influenceront l’offre et la demande dans les mois à venir. Les fluctuations économiques, les politiques gouvernementales et les pressions internationales sont autant d’éléments qui interviendront dans la dynamique des devises.
Pour les citoyens algériens, ces incertitudes sont une réalité quotidienne. Que ce soit pour des raisons de voyage, de commerce ou de transfert d’argent, le marché noir des devises continue de jouer un rôle clé dans l’économie informelle du pays, tout en restant sous l’œil vigilant des autorités.