L’Algérie accélère sa transition vers la mobilité électrique avec l’implantation d’une usine de voitures électriques en Algérie. Ce projet a pour ambition de renforçant l’industrie automobile locale, définissant les importations et ouvrant la voie à l’exportation vers des marchés africains et internationaux.
Une usine de voitures électriques en Algérie sera prochainement projetée dans la wilaya de Naâma. Porté par la société chinoise FSE, ce projet industriel vise une production annuelle de 50 000 à 200 000 véhicules, avec des ambitions d’exportation. Découvrez tous les détails sur cette nouvelle infrastructure automobile.
Nouveaux détails sur l’usine de voitures électriques en Algérie
L’Algérie franchit une nouvelle étape dans le développement de son industrie automobile avec la création d’une usine de voitures électriques en Algérie . Prévue dans la wilaya de Naâma, cette unité de production, portée par le constructeur chinois FSE , pourrait produire entre 50 000 et 200 000 véhicules électriques par an. Ce projet, qui s’inscrit dans la stratégie de diversification économique du pays, vise à réduire la dépendance aux importations et à positionner l’Algérie comme un acteur clé de l’électromobilité en Afrique . quels sont les enjeux, les capacités de production et les perspectives de cette initiative industrielle.
Un projet d’envergure pour l’industrie automobile algérienne
Dans le cadre de la modernisation de son industrie automobile , l’Algérie accueille un nouvel investissement stratégique avec la construction d’une usine de voitures électriques . L’annonce officielle a été faite par la société chinoise FSE le 27 février 2025 , lors d’une réunion avec les autorités locales de la wilaya de Naâma .
Lors de cette rencontre, le wali de Naâma, Ouanas Bouzegza , a reçu le directeur général de FSE , qui a présenté un exposé détaillé du projet. L’usine sera installée dans la zone industrielle de Harchaya , une infrastructure de 150 hectares entièrement équipée, connectée aux réseaux routiers et ferroviaires , et disposant de ressources énergétiques et hydriques adaptées .
L’ambition affichée par ce projet est double, satisfaire la demande nationale en véhicules électriques et exporter vers d’autres marchés , notamment africains et européens.
Pourquoi la wilaya de Naâma pour l’implantation de l’usine de voitures électriques en Algérie ?
Le choix de la wilaya de Naâma pour l’implantation de l’usine de voitures électriques en Algérie n’est pas anodin. Cette région, située dans le sud-ouest du pays , bénéficie de plusieurs atouts stratégiques :
- Proximité des infrastructures logistiques : la zone industrielle de Harchaya est connectée aux réseaux routiers et ferroviaires , facilitant la distribution des véhicules sur le marché national et à l’export.
- Disponibilité des ressources énergétiques et hydriques : des éléments essentiels pour le fonctionnement d’une usine de production automobile.
- Volonté des autorités locales de stimuler l’industrialisation : la région cherche à devenir un pôle industriel majeur, en attirant des investissements stratégiques.
Ce projet industriel pourrait transformer Naâma en hub régional de l’électromobilité , en générant des emplois et en dynamisant l’économie locale.
Capacités de production de véhicules et objectifs du projet
Selon les prévisions annoncées par FSE, la future usine de voitures électriques en Algérie devrait atteindre une capacité de production comprise entre 50 000 et 200 000 véhicules par an. Cette montée en puissance permet de réduire la dépendance du pays aux importations automobiles , en développant une industrie locale compétitive et pérenne . En intégrant la mobilité électrique à grande échelle, l’Algérie pourrait ainsi renforcer son offre en véhicules propres, répondant aux normes environnementales mondiales et aux enjeux de la transition énergétique. Par ailleurs, cette initiative ouvre la voie à l’exportation vers les marchés africains et européens , positionnant l’Algérie comme un acteur clé de l’électromobilité sur le continent.
Outre la fabrication des véhicules , l’usine intégrera un transfert de technologies avec l’appui de la société chinoise FSE. Des formations seront dispensées aux ingénieurs et techniciens algériens pour assurer le bon fonctionnement du site et la montée en compétence de la main-d’œuvre locale.
Un impact économique et industriel majeur
L’implantation de cette usine de voitures électriques en Algérie s’inscrit dans une stratégie plus vaste de modernisation industrielle, visant à réduire la dépendance aux hydrocarbures et à diversifier l’économie nationale. Ce projet d’envergure ne se limite pas à la simple production de véhicules ; il représente un véritable levier économique pour le pays. Avec la création de milliers d’emplois, aussi bien dans l’assemblage que dans la maintenance et la logistique, il promet de dynamiser le marché du travail et d’attirer de nouvelles compétences.
En parallèle, il stimule le développement d’une industrie locale de sous-traitance, en intégrant des fournisseurs algériens dans la chaîne de production des composants et pièces détachées. Mais l’enjeu va au-delà de l’usine elle-même. ce projet pose les bases d’un écosystème complet dédié à l’électromobilité, incluant le déploiement d’infrastructures de recharge et la fabrication de batteries électriques. À travers cette initiative, l’Algérie ne se contente pas d’accueillir un nouvel acteur industriel, elle ambitionne de s’imposer comme un pilier de la mobilité électrique en Afrique, en misant sur l’innovation et la production locale pour s’ouvrir aux marchés internationaux.
Actuellement, les autorités algériennes n’ont pas communiqué de chiffres officiels précis sur le nombre exact d’emplois que générera l’usine de voitures électriques en Algérie, mais plusieurs estimations peuvent être avancées en se basant sur des projets similaires dans d’autres pays.

Projection de l’impact sur l’emploi
Selon les tendances observées dans l’industrie automobile, une usine de grande capacité comme celle prévue à Naâma, avec une production annuelle comprise entre 50 000 et 200 000 véhicules, pourrait générer :
- Entre 3 000 et 5 000 emplois directs dans les lignes de production, l’assemblage, la maintenance et la gestion logistique.
- Jusqu’à 10 000 emplois indirects à travers la sous-traitance locale (fournisseurs de pièces détachées, composants électriques, logistique, services techniques).
Comparaison avec des projets similaires
L’usine de Renault à Oran, inaugurée en 2014 avec une production initiale de 25 000 véhicules par an, a généré plus de 1 200 emplois directs et plus de 3 000 emplois indirects via la sous-traitance.
L’usine Volkswagen en Afrique du Sud, avec une capacité de 162 000 véhicules/an, emploie plus de 4 000 personnes et soutient un écosystème de plus de 40 000 emplois indirects.
Outre la main-d’œuvre industrielle, la mise en place d’un écosystème dédié aux véhicules électriques entraînera également la création d’emplois dans :
- Le développement d’infrastructures de recharge (installation et maintenance de bornes électriques).
- La formation de techniciens spécialisés, avec des programmes adaptés aux nouvelles technologies automobiles.
- La production de batteries électriques, qui pourrait nécessiter de nouveaux investissements et donc, davantage d’emplois.
L’Algérie ambitionne donc non seulement de développer son industrie automobile, mais aussi de structurer un marché de l’emploi durable dans un secteur en pleine transition vers l’électromobilité.
Les prochaines étapes du projet
Le projet d’implantation de l’usine de voitures électriques en Algérie est encore en phase d’étude et de validation. Un accord de principe a été conclu entre la société chinoise FSE et les autorités algériennes, marquant une avancée significative vers la concrétisation de cette initiative industrielle. Des visites techniques ont déjà été menées sur le site sélectionné à Naâma, confirmant la faisabilité du projet et les atouts stratégiques de la région pour accueillir cette infrastructure.
Les prochaines étapes seront déterminantes pour le lancement effectif des travaux. Il s’agira notamment de finaliser les démarches administratives auprès de l’Agence algérienne de promotion des investissements, afin d’assurer un cadre juridique et financier adapté à la réalisation du projet. Par ailleurs, une validation des normes réglementaires et environnementales devra être obtenue, garantissant la conformité du projet avec les exigences locales et internationales en matière de production industrielle et de respect des normes écologiques.
Une fois ces formalités accomplies, la phase opérationnelle pourra débuter avec l’aménagement du site et l’installation des équipements industriels nécessaires à la chaîne de production. Si le calendrier initial est respecté et que les conditions requises sont réunies, la construction de l’usine pourrait être lancée dans les prochains mois, avec une mise en production prévue d’ici 2026. Cette échéance marque un tournant décisif pour l’industrie automobile algérienne, qui ambitionne de se positionner comme un acteur majeur de l’électromobilité en Afrique et au-delà.
Si cette usine voit le jour, elle pourrait non seulement booster l’économie algérienne , mais aussi redéfinir le rôle du pays sur la scène industrielle internationale . L’Algérie, qui a longtemps tenté d’établir une industrie automobile solide, semble cette fois-ci déterminée à miser sur l’avenir de la mobilité électrique .