Le taux de change de 100 euros en dinar algérien varie énormément entre le marché officiel et le marché noir des devises. Cette différence influe directement sur les échanges financiers en Algérie, notamment pour les voyageurs ou pour ceux effectuant des transactions à l’international. Voici les derniers taux pour ce 4 avril 2025.
Les taux de change des devises telles que l’euro, le dollar ou la livre sterling ont toujours été étroitement liés à la santé globale des économies. Et, en Algérie, ce phénomène est d’autant plus important que la tendance à l’instabilité du dinar. La valeur de l’euro vis-à-vis du dinar, celle des autres devises devient bien souvent un point de friction pour le citoyen algérien dans le cadre des échanges monétaires s’imposant lors des opérations monétaires ou de voyages à l’étranger.
Le taux de change de 100 euros en dinar algérien ce 4 avril
Le taux de change de 100 euros en dinars algériens au marché noir reste le prix de référence, il est l’indicateur clé de transactions et échanges financiers en Algérie. Actuellement, la Banque d’Algérie fixe la valeur de l’euro à 145,3183 DA. Ainsi, échanger 100 euros vous rapportera environ 14 531,83 dinars algériens. De son côté, le dollar américain est évalué à 133,2218 DA, ce qui signifie qu’un montant de 100 dollars équivaut à 13 322,18 dinars. Ces taux s’appliquent exclusivement aux transactions effectuées auprès des banques et des institutions financières agréées.
Sur le marché noir des devises, la réalité est tout autre, avec des taux généralement bien plus élevés sur ce circuit parallèle. Ces fluctuations témoignent de la réalité économique du pays où la demande de devise étrangère dépasse souvent l’offre. L’écart entre les deux taux de change est le signe du niveau de pression sur le dinar algérien. Cela illustre aussi les difficultés que rencontrent les Algériens à obtenir ponctuellement des devises, notamment quand ils voyagent ou qu’ils procèdent à des transactions internationales.
Le dollar canadien et la livre sterling impactés par le marché noir
Tout comme l’euro et le dollar, d’autres devises, à l’instar du dollar canadien (CAD) et de la livre sterling (GBP), affichent des évolutions intéressantes entre le marché officiel et le marché parallèle. Le dollar canadien est actuellement échangé à un taux officiel de 94,4429 DZD pour 1 CAD, ce qui signifie qu’un échange de 100 dollars canadiens vous rapportera 9 444,29 dinars. Sur le marché noir des devises , la même somme pourrait se traduire par un taux d’achat de 158 DA et un taux de vente de 162 DA. Cela suggère qu’un changement de 100 dollars canadiens sur le marché parallèle vous rapporterait entre 15 800 et 16 200 dinars, un écart notable par rapport au taux officiel.
La livre sterling, quant à elle, suit une tendance similaire. Le taux officiel est de 175,0041 DZD pour 1 GBP, ce qui équivaut à 17 500,41 dinars pour 100 livres sterling. Sur le marché parallèle, la livre peut se vendre pour des valeurs beaucoup plus élevées, avec des taux d’achat et de vente qui oscillent entre 300 DA à l’achat et 304 DA à la vente. Un échange de 100 livres sterling sur le marché noir pourrait donc rapporter entre 30 000 et 30 400 dinars algériens, bien plus que ce que le taux officiel offrirait.
Les impacts des écarts de taux de change
Les écarts existant entre le marché officiel et le marché parallèle soulèvent de nombreuses questions pour la stabilité de l’économie nationale, tant les opérateurs algériens préfèrent généralement se rendre sur le marché noir, malgré des risques potentiels, en raison du taux plus avantageux. En effet, les transactions sur le marché parallèle échappent au contrôle des autorités et peuvent exposer les citoyens à des arnaques ou à des difficultés juridiques en cas de contrôle des devises.
En outre, les entreprises importatrices et les particuliers qui dépendent de devises étrangères pour leurs achats internationaux se retrouvent à devoir jongler avec ces taux différents, ce qui rend les transactions économiques plus complexes. Des dispositions réglementaires sont prises par les autorités algériennes pour encadrer la gestion de la situation, mais la forte demande en devises étrangères continue de créer un écart entre les taux officiel et parallèle.
moIl convient aussi d’indiquer que ces variations sont à relativiser au regard des pressions de la conjoncture mondiale sur le dinar algérien. Les réserves de change à constituer et l’équilibre de la balance des paiements sont également un facteur déterminant des niveaux des taux de change. Les Algériens sont contraints, dans leurs pratiques courantes, de composer avec à peu près, les deux univers monétaires, l’officiel et le parallèle, dans l’attente que la situation change dans un sens plus stable et prévisible, tandis que pour les voyageurs et autres souhaitant disposer de devises, la question du change du montant des 100 euros en dinars algériens reste centrale dans le pilotage de leur budget comme de leurs projets.