Chômage et retraite, un duo qui semble incompatible ? Pourtant, en France, il est possible de toucher une pension même sans avoir jamais travaillé. Entre Aspa, pension de réversion et cotisations volontaires, plusieurs dispositifs garantissent un revenu aux seniors sans activité professionnelle. Alors, combien peut-on réellement percevoir ? Éléments de réponse.
On entend souvent que pour avoir une retraite, il faut d’abord avoir cotisé… Mais que se passe-t-il quand on n’a jamais travaillé ? Faut-il se résigner à ne jamais toucher un centime une fois l’âge de la retraite atteint ? Rassurez-vous, en France, le système repose sur un principe de solidarité qui permet, même sans emploi, d’accéder à certaines aides.
Entre l’Aspa, la cotisation volontaire et la pension de réversion, plusieurs dispositifs existent pour éviter de se retrouver sans revenus à la retraite. Alors, combien peut-on espérer toucher sans jamais avoir exercé d’activité professionnelle ? Quels sont les mécanismes qui permettent d’obtenir une pension sans avoir cotisé un seul euro ?
Peut-on toucher une retraite sans avoir travaillé ?
C’est une question que beaucoup se posent, souvent avec une pointe d’inquiétude. Après tout, on nous répète dès notre premier emploi qu’il faut cotiser pour sa retraite. Mais que se passe-t-il pour ceux qui n’ont jamais eu de contrat de travail, ou qui ont passé une grande partie de leur vie sans activité rémunérée pourront ils toucher une retraite sans jamais avoir travaillé ?
Bonne nouvelle, en France, même sans avoir travaillé, il est possible de percevoir une retraite. Grâce à un système de solidarité nationale, plusieurs aides sont accessibles pour garantir un revenu minimum aux personnes âgées. Entre cotisations prises en charge, dispositifs spécifiques et allocations sociales, il existe des solutions pour éviter de se retrouver sans ressources une fois à la retraite.
Chômage et retraite, peut on cotiser pour sa retraite sans emploi ?
1 – Les trimestres validés par Pôle emploi (France Travail)
Ne pas travailler ne signifie pas forcément ne pas cotiser. Lorsqu’un chômeur est inscrit à France Travail (anciennement Pôle emploi) et perçoit l’allocation de retour à l’emploi (ARE), des trimestres de retraite sont validés comme s’il travaillait.
L’inscription permet de valider jusqu’à 6 trimestres de retraite, ce qui peut faire une différence au moment de calculer les droits à une pension. À savoir, pour valider un trimestre, il faut que les allocations perçues atteignent un montant équivalent à 150 fois le Smic horaire. En 2025, cela représente environ 1 750 € de revenus pour un trimestre.
2 – L’assurance vieillesse des parents au foyer (AVPF)
Un autre dispositif méconnu concerne les parents au foyer. Si vous avez consacré votre vie à élever vos enfants, la CAF cotise à votre place pour votre retraite via l’Assurance vieillesse des parents au foyer (AVPF). il est bon à savoir que ces cotisations sont calculées sur la base du Smic, ce qui permet de valider jusqu’à 4 trimestres par an. Pour en bénéficier, il faut être éligible à certaines allocations familiales ou s’occuper d’un enfant handicapé.
La cotisation volontaire : payer pour sa retraite
Si vous n’avez jamais travaillé mais que vous souhaitez anticiper votre retraite, il existe une solution, la cotisation volontaire. Ce dispositif permet aux personnes sans emploi de cotiser elles-mêmes à leur retraite auprès de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM).
pour cela, Il faut faire une demande dans les six mois suivant la fin de l’affiliation obligatoire.
Les cotisations sont calculées sur une base forfaitaire et peuvent être réglées trimestriellement ou annuellement. Bien sûr, cela implique d’avoir un capital de côté pour financer ces cotisations. Mais c’est une option viable pour ceux qui veulent assurer un revenu futur sans avoir exercé d’activité professionnelle.
Les aides sociales pour une retraite sans cotisation
Si vous n’avez jamais travaillé et que vous ne pouvez pas bénéficier des dispositifs précédents, il existe des aides financières pour vous garantir un minimum de ressources à la retraite sans cotisation.
L’Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa)
L’Aspa est l’aide phare pour les seniors sans revenus. Elle permet d’assurer un minimum vieillesse aux personnes de plus de 65 ans ayant peu ou pas cotisé à la retraite. En 2025, les montants de l’Aspa sont a 1 034,28 € par mois pour une personne seule et de 1 603,61 € par mois pour un couple. Attention, l’Aspa n’est pas versée automatiquement ! Il faut en faire la demande auprès de la caisse de retraite, de plus, les montants versés peuvent être récupérés sur la succession, si l’héritage dépasse 39 000 €.
La pension de réversion : une retraite grâce au conjoint
Peu de gens le savent, mais il est possible de percevoir une retraite sans avoir jamais travaillé, à condition d’avoir été marié à une personne ayant cotisé. La pension de réversion permet au conjoint survivant de récupérer jusqu’à 54 % de la retraite du défunt. la conditions principales :
- Etre âgé(e) d’au moins 55 ans.
- Ne pas dépasser un plafond de ressources (environ 23 000 €/an pour une personne seule en 2025).
- Avoir été marié officiellement (le PACS et le concubinage ne donnent pas droit à la réversion).
- Même en cas de remariage, la pension peut être maintenue sous certaines conditions.
L’Allocation de solidarité spécifique (ASS)
Si vous avez été inscrit à France Travail mais que vous avez épuisé vos droits au chômage, vous pouvez bénéficier de l’allocation de solidarité spécifique (ASS). En 2025, son montant est de 18,17 € par jour, soit environ 545 € par mois. Cette allocation ne permet pas de valider des trimestres pour la retraite, mais elle assure un revenu minimum aux demandeurs d’emploi en fin de droits.
Alors, combien peut-on toucher ?
Pour une personne n’ayant jamais travaillé et n’ayant aucun droit à la retraite contributive, le principal recours nous dit le site plein vie est l’Aspa. Avec 1 034,28 € par mois pour une personne seule, cela garantit un revenu minimum, bien qu’inférieur à une retraite classique. Si vous êtes éligible à la pension de réversion, le montant perçu peut être bien plus élevé, selon la retraite de votre conjoint décédé.
Enfin, pour ceux ayant bénéficié de l’AVPF ou ayant cotisé volontairement, la retraite sera plus importante, mais reste généralement inférieure à une pension complète.