Le séisme de Birmanie du vendredi 28 mars, a provoqué des dégâts considérables et un bilan humain tragique. Les secousses ont été ressenties jusqu’en Thaïlande et en Chine, témoignant de l’ampleur de la catastrophe.
Selon l’Institut géologique américain (USGS), le tremblement de terre a atteint une magnitude de 7,7. L’épicentre a été localisé à 16 kilomètres au nord-ouest de la ville de Sagaing, une zone située au centre du pays. Le séisme s’est produit vers 12h50, heure locale, et a été suivi d’une réplique de magnitude 6,4 quelques minutes plus tard.
La Birmanie est située sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone connue pour son activité tectonique intense. En novembre 2012, un séisme de magnitude 6,8 avait déjà frappé le centre du pays, causant 26 morts et des centaines de blessés. Cette nouvelle catastrophe rappelle la vulnérabilité de la région face aux tremblements de terre et souligne l’importance de renforcer les mesures de prévention et de préparation aux catastrophes naturelles.
Le bilan actuel du séisme de Birmanie
Le bilan s’est rapidement alourdi au fil des heures. Samedi matin, les autorités birmanes faisaient état de plus de 1 000 morts et 2 376 blessés. Les infrastructures ont également été sévèrement touchées :
Dans la région de Sagaing, un pont vieux de 90 ans s’est effondré, perturbant les déplacements et l’acheminement des secours.
À Mandalay, la deuxième plus grande ville du pays, plusieurs bâtiments se sont effondrés, piégeant des habitants sous les décombres.
Dans la capitale Naypyidaw, des routes ont été déformées sous l’effet des secousses, et des morceaux de plafond sont tombés des immeubles.
Répercussions régionales
Les secousses ont été ressenties au-delà des frontières birmanes :
Thaïlande : À Bangkok, un immeuble en construction de 30 étages s’est effondré, piégeant au moins 43 ouvriers. Les services de secours sont à pied d’œuvre pour retrouver des survivants.
Chine : Dans la province du Yunnan, des habitants ont signalé des secousses, mais aucun dégât majeur n’a été rapporté pour l’instant.
Appel à l’aide internationale
Face à l’ampleur de la catastrophe, le chef de la junte militaire birmane, Min Aung Hlaing, a lancé un appel à l’aide internationale, invitant « tout pays, toute organisation » à apporter son soutien. Les équipes de secours locales, débordées par l’ampleur des destructions, peinent à répondre aux besoins urgents des populations sinistrées.