Le 1er avril 2025 apporte son lot de changements en France, touchant divers aspects de la vie quotidienne. Que ce soit pour les bénéficiaires du RSA, les demandeurs d’emploi, les voyageurs ou encore les personnes en arrêt maladie, voici ce qu’il faut savoir sur les nouvelles mesures qui entrent en vigueur.
La loi de finances pour 2025, promulguée le 14 février 2025, introduit plusieurs mesures significatives visant à redresser les finances publiques et à adapter la fiscalité française. Le gouvernement vise un redressement des comptes publics à hauteur de 50 milliards d’euros, avec pour objectif de ramener le déficit public à 5,4 % du PIB en 2025.
Des ajustements fiscaux majeurs, tant pour les particuliers que pour les entreprises, avec pour objectif principal le financement de projets écologiques. Suscitant des réactions diverses le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a appelé à un consensus politique pour stabiliser les finances publiques françaises, soulignant l’importance nationale de cet enjeu.
1er avril 2025 en France s’accompagne de changements majeurs
Ces réformes visent à réduire le déficit public, mais elles touchent de nombreux secteurs, notamment les ménages, les entreprises et les collectivités.
Revalorisation du RSA et nouvelles obligations
Dès avril, le Revenu de Solidarité Active (RSA) augmente de 1,7 %, portant le montant pour une personne seule à 646,52 €. Cette hausse suit l’inflation et vise à soutenir le pouvoir d’achat des bénéficiaires. Mais ce n’est pas la seule nouveauté : la réforme engagée impose désormais aux allocataires du RSA d’effectuer au moins 15 heures d’activité hebdomadaire (formation, bénévolat, accompagnement professionnel) pour continuer à percevoir l’allocation. Cette mesure, testée depuis 2023 dans plusieurs départements, est progressivement généralisée à l’ensemble du territoire.
Depuis janvier 2025, les bénéficiaires du RSA sont automatiquement inscrits à France Travail, sans démarche supplémentaire. L’objectif est d’améliorer leur accompagnement et de favoriser leur retour à l’emploi via des formations et des missions obligatoires.
France Travail remplace Pôle emploi et renforce l’accompagnement individualisé, avec un suivi plus strict et des sanctions en cas de non-respect des engagements pris par les demandeurs d’emploi.
Par ailleurs, l’accompagnement des bénéficiaires du RSA sera renforcé via France Travail, avec des obligations plus strictes en matière de suivi et d’insertion professionnelle. L’objectif affiché est d’augmenter le retour à l’emploi des bénéficiaires tout en évitant les situations de précarité prolongée.
Assurance chômage : des changements notables
Les règles d’indemnisation des demandeurs d’emploi évoluent également. Désormais, les allocations chômage seront versées sous un montant fixe chaque mois, modifiant ainsi le mode de calcul actuel qui variait en fonction du nombre de jours indemnisés. De plus, l’âge minimal pour bénéficier du régime senior est relevé à 55 ans au lieu de 53 ans auparavant, réduisant ainsi l’accès aux avantages spécifiques pour les chômeurs les plus âgés.
Une autre modification concerne la durée d’indemnisation, qui pourra être réduite en fonction de la conjoncture économique. Cette mesure vise à inciter au retour à l’emploi plus rapide et à ajuster les dépenses publiques liées à l’assurance chômage.
Indemnités journalières en baisse pour les arrêts maladie
Les travailleurs en arrêt maladie devront s’attendre à une baisse des indemnités journalières. Cette mesure vise à limiter les dépenses publiques de l’Assurance Maladie. Même si la Sécurité sociale continue de couvrir une partie du salaire, les employeurs devront compenser cette diminution ou les salariés pourraient voir leur rémunération impactée en cas d’absence prolongée.
En parallèle, des contrôles renforcés seront mis en place pour limiter les abus et s’assurer de la légitimité des arrêts de travail. Les entreprises et la Sécurité sociale collaboreront davantage pour vérifier les déclarations.
Voyager au Royaume-Uni devient plus complexe
Pour les Français souhaitant se rendre au Royaume-Uni, une nouvelle formalité administrative entre en vigueur : l’obligation d’obtenir une autorisation de voyage électronique (ETA). Cette procédure, similaire à l’ESTA américain, implique une demande en ligne et un paiement de frais administratifs. Elle vise à renforcer le contrôle aux frontières dans le cadre des nouvelles politiques post-Brexit.
En plus de cette autorisation, les voyageurs devront s’assurer que leur passeport est valide pour au moins six mois à compter de leur date d’entrée sur le territoire britannique.
Augmentation des frais de notaire et évolutions dans l’immobilier
À partir du 1er avril, les frais de notaire augmentent pour les transactions immobilières. Une hausse qui pourrait impacter le coût global d’un achat immobilier, en particulier pour les biens anciens. Cette augmentation s’explique par une réforme du financement des collectivités locales, qui percevront une part accrue des droits de mutation.
En parallèle, le prêt à taux zéro (PTZ) est élargi à de nouveaux bénéficiaires, facilitant l’accès à la propriété pour davantage de ménages, notamment les primo-accédants. Certaines conditions de ressources sont également réévaluées pour permettre à plus de foyers d’en bénéficier.
Consultation dentaire gratuite pour les jeunes
Les jeunes de moins de 25 ans pourront désormais bénéficier d’un rendez-vous annuel gratuit chez le dentiste. Cette initiative vise à encourager la prévention et à réduire les soins coûteux à long terme. Cette mesure s’inscrit dans le cadre du programme « M’T dents », qui permet déjà aux enfants et aux adolescents de bénéficier de consultations gratuites à différents âges. L’extension à la tranche 18-25 ans devrait renforcer la sensibilisation aux soins bucco-dentaires.
Tarifs réglementés du gaz
Les tarifs réglementés du gaz évoluent ce mois-ci, impactant directement les ménages. Il est conseillé de vérifier son contrat et d’anticiper les variations de prix pour adapter son budget énergétique. Cette hausse est due à la suppression progressive des tarifs réglementés, poussant les consommateurs à se tourner vers des offres de marché. Il est recommandé de comparer les fournisseurs pour trouver l’offre la plus avantageuse.
Taxe sur le transport aérien : des billets d’avion plus chers
Le gouvernement prévoit de tripler la taxe sur le transport aérien en 2025. Cette augmentation, qui vise à financer des projets écologiques, impactera directement le prix des billets d’avion au départ de la France. Cette taxe concerne principalement les vols internationaux et les compagnies aériennes low-cost, ce qui pourrait rendre certains trajets plus onéreux. Les autorités espèrent ainsi encourager l’utilisation de moyens de transport plus écologiques.
Ces mesures, bien que variées, auront un impact concret sur le quotidien des Français. Il est donc essentiel de se tenir informé pour mieux anticiper ces évolutions et ajuster ses démarches en conséquence.