Le prix de 100 euros en dinar algérien connaît des fluctuations importantes selon qu’il s’agit du marché officiel ou du marché noir. En ces derniers jours, la stabilité du taux de change, notamment pour l’euro, semble refléter un retour à l’équilibre entre l’offre et la demande, mais la différence reste marquée entre les deux marchés.
Depuis quelques jours, le taux de change de l’euro n’a pas connu de variations notables, et cette stabilité s’explique par un retour à l’équilibre entre l’offre et la demande. En effet, plusieurs facteurs économiques, politiques et sociaux influencent les prix des devises ainsi que l’approche de la fin du mois de ramadan, ce qui rend cette situation intéressante pour les observateurs et les acteurs économiques en Algérie. En particulier, l’écart entre le taux de change officiel de la Banque d’Algérie et celui du marché noir des devises reste conséquent, mettant en lumière des dynamiques économiques complexes.
Le prix de 100 euros en DZD : Marché noir vs Marché officiel
Les taux de change officiels, fixés par la Banque d’Algérie, sont sensiblement inférieurs à ceux du marché parallèle, ce qui crée une disparité marquée dans le prix des devises. Le prix de 100 euros en dinar algérien sur le marché noir situé au square Port Said reste élevé comparativement au marché officiel, ce qui pousse de nombreux Algériens à se tourner vers des solutions informelles pour se procurer des devises étrangères.
Durant la journée du 21 mars, le prix de 100 euros en dinar algérien au marché noir des devises est fixé à 25 200 DA à l’achat et 25 500 DA à la vente, alors que, sur le marché officiel, les taux sont bien plus bas, avec 145,07 DA à l’achat et 145,10 DA à la vente pour l’euro. Ces écarts montrent clairement que le marché parallèle continue de prospérer, en dépit des tentatives de régulation par les autorités.
Les autres devises étrangères suivent une tendance similaire, le dollar américain se négocie à environ 24 300 DA pour 100 USD à l’achat sur le marché noir, alors que le taux officiel se situe autour de 13 342 DA pour 100 USD. Ce phénomène reflète un écart de plus de 82% entre les taux officiels et les taux pratiqués sur le marché noir, un écart qui n’a cessé de se creuser ces dernières années.
Les facteurs influençant les variations des taux de change
Les variations des taux de change sur le marché noir des devises ne sont pas le fruit du hasard. Elles sont influencées par plusieurs facteurs, dont la politique économique du pays, les niveaux de réserves en devises étrangères et les transactions plus flexibles. Les écarts de taux de change entre les deux marchés varient également selon les régions et les points de vente, ainsi que la demande croissante pour les devises internationales, en particulier la monnaie européenne (l’ euro) ainsi que le dollar américain. Ce dernier reste une valeur refuge pour de nombreux Algériens face à une inflation domestique et une dépréciation du dinar.
En effet, la demande en devises étrangères est soutenue par des besoins variés : le financement des importations, les voyages à l’étranger, ainsi que les transactions commerciales internationales. Le manque de liquidité sur le marché officiel, couplé à des contrôles rigoureux sur les devises étrangères, encourage le recours au marché parallèle, où les taux sont plus élevés et les
Autres devises échangées sur le marché parallèle
En plus de l’euro et du dollar, plusieurs autres devises étrangères se négocient sur le marché parallèle avec des écarts importants par rapport aux taux officiels. Par exemple, le franc suisse se négocie à 26 300 DA à l’achat et 26 500 DA à la vente pour 100 CHF, tandis que le taux officiel est bien inférieur. Le rial saoudien est également une devise couramment échangée, avec un prix de 6 200 DA à l’achat et 6 400 DA à la vente pour 100 rials, contre un taux officiel bien plus bas.
D’autres devises, telles que la livre sterling, le dirham marocain et le dinar tunisien, suivent des tendances similaires. Le prix de 100 livres sterling sur le marché noir est de 30 000 DA à l’achat et 30 300 DA à la vente, un écart notable par rapport au taux officiel. Les transactions de devises telles que le dirham marocain et la livre égyptienne ne sont pas en reste, avec des prix fluctuant également en fonction de la demande et de l’offre.
Les politiques économiques et les tentatives de régulation
Les autorités algériennes ont mis en place plusieurs politiques économiques dans le but de réduire les écarts entre le marché officiel et le marché noir des devises. Toutefois, ces politiques n’ont pas toujours eu les effets escomptés. Les contrôles des devises, les restrictions à l’importation ainsi que les mesures visant à stimuler les exportations ont été insuffisants pour endiguer le phénomène du marché parallèle.
Les autorités ont tenté d’encourager l’utilisation du marché officiel en offrant des incitations pour les transactions bancaires, mais ces mesures n’ont pas toujours eu le succès escompté. En raison des difficultés liées à l’accès aux devises étrangères sur le marché officiel et des taux peu compétitifs, de nombreux Algériens continuent de privilégier le marché noir, où les taux sont plus attractifs.
Ainsi, le prix de 100 euros en dinar algérien et d’autres devises sur le marché parallèle continue de fluctuer en fonction des dynamiques de l’offre et de la demande. Cette situation crée des disparités importantes pour ceux qui ont besoin de devises étrangères pour leurs transactions quotidiennes ou pour des besoins personnels.