Si vous envisagez de voyager en 2025, l’Espagne impose de nouvelles règles il est essentiel de vous familiariser avec les nouvelles réglementations mises en place par les autorités espagnoles. Ces mesures visent à assurer la sécurité, préserver la qualité de vie des résidents et offrir une expérience touristique harmonieuse.
L’Espagne est l’un des principaux pays d’accueil de l’immigration en Europe. Sa position géographique, entre l’Europe et l’Afrique, en fait un point d’entrée stratégique pour de nombreux migrants, notamment en provenance d’Afrique du Nord et d’Afrique subsaharienne. Elle a mis en place de nouvelles règles pour mieux gérer le tourisme, renforcer la sécurité et préserver la qualité de vie des résidents.
Parmi les mesures clés, un renforcement des contrôles aux frontières, l’introduction du système ETIAS, des restrictions sur les locations touristiques, l’augmentation des taxes touristiques et des règles plus strictes dans certaines villes, sanctions pour comportements inappropriés). Ces changements visent à lutter contre le surtourisme, protéger les habitants et aligner les réglementations avec celles de l’Union européenne. L’Espagne a renforcé ses contrôles aux frontières pour lutter contre l’immigration illégale en imposant de nouvelles obligations aux voyageurs.
L’Espagne impose de nouvelles règles en renforçant les contrôles aux frontières
Depuis le 1ᵉʳ octobre 2024, l’Espagne a introduit des mesures strictes pour renforcer la sécurité aux frontières. Tous les voyageurs, y compris ceux en provenance de l’Union européenne, doivent désormais fournir des informations personnelles détaillées lors de leur entrée sur le territoire. Ces données incluent le nom complet, la date de naissance, la nationalité, le numéro de document d’identité, ainsi que des coordonnées telles que l’adresse e-mail et le numéro de téléphone. De plus, des informations bancaires et des détails sur les relations familiales entre les voyageurs qui peuvent être requises.
Ces informations sont collectées par les hôtels, campings, parcs de bungalows et sociétés de location de voitures, même pour des réservations d’une seule nuit. Cette initiative vise à renforcer la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, bien que certains professionnels du secteur touristique expriment des préoccupations quant à la complexité administrative et à la protection de la vie privée.
Introduction de l’autorisation de voyage ETIAS
Prévue pour entrer en vigueur à la mi-2025, l’autorisation de voyage européenne ETIAS (European Travel Information and Authorisation System) deviendra obligatoire pour les citoyens de pays tiers souhaitant se rendre en Espagne. Cette autorisation, valable trois ans, nécessitera une demande en ligne et sera assortie de frais de 7 €. Les voyageurs devront fournir des informations personnelles et répondre à des questions de sécurité.
Restrictions sur les locations touristiques
Face à l’afflux massif de touristes, certaines régions d’Espagne ont mis en place des restrictions concernant les locations touristiques à court terme. Depuis le 2 janvier 2025, les propriétaires souhaitant louer leur logement doivent être enregistrés dans une base de données nationale et obtenir un permis avant de pouvoir proposer leur bien sur des plateformes de réservation. Cette mesure vise à réguler le marché locatif et à atténuer les effets du surtourisme sur les communautés locales.
Depuis le 2 décembre 2024, une nouvelle réglementation oblige les opérateurs touristiques en Espagne, y compris les agences de voyages, hôtels, entreprises de location de véhicules et propriétaires de locations touristiques, à enregistrer et documenter des informations détaillées sur leurs clients. Ce registre doit inclure des données personnelles telles que le nom complet, le numéro de document d’identité, la nationalité, la date de naissance, le sexe, la résidence habituelle, le téléphone, l’e-mail, le nombre de voyageurs et les liens de parenté en cas de mineurs.
Ces informations doivent être enregistrées dans l’application Ses.Hopedajes et conservées pendant trois ans. Cette meure a été critiquée par le secteur touristique pour sa lourdeur bureaucratique et les préoccupations qu’elle suscite en matière de vie privée.
Augmentation des taxes touristiques et règles de conduite
Plusieurs villes espagnoles ont introduit ou augmenté les taxes touristiques pour faire face aux défis posés par le tourisme de masse. Ces taxes, appliquées par nuitée ou par séjour, sont destinées à financer l’entretien des infrastructures locales et à préserver le patrimoine culturel. Par exemple, Barcelone a relevé de plus de 50 % les amendes pour certains délits liés au tourisme, afin de dissuader les comportements inappropriés.
Plusieurs villes espagnoles ont mis en place des réglementations spécifiques pour maintenir l’ordre public et assurer une cohabitation harmonieuse entre résidents et touristes. Par exemple, certaines zones de Majorque interdisent les tournées de bars et les bateaux de fête avec des bars ouverts. De plus, la vente d’alcool est restreinte entre 21h30 et 8h du matin. Depuis 2022, les autorités ont limité à six par jour le nombre de boissons alcoolisées servies dans les centres de vacances à Majorque et à Ibiza.
À Barcelone, les amendes pour boire dans la rue ont été augmentées à 600 €, et celles pour uriner en public à 300 €. D’autres villes côtières, comme Malaga, Marbella et Alicante, appliquent des sanctions financières aux personnes marchant avec des tenues inappropriées dans les zones métropolitaines loin des plages.
Mise en place du système de contrôle frontalier
En 2024, l’Union européenne a mis en place un nouveau système de contrôle frontalier basé sur la reconnaissance faciale et les empreintes digitales, remplaçant les tampons traditionnels sur les passeports. Ce Système Automatisé d’Entrées et de Sorties (SES) vise à améliorer la sécurité et l’efficacité aux frontières de l’espace Schengen, bénéficiant tant aux voyageurs qu’aux autorités.
Les citoyens nécessitant un visa devront scanner leur visage, tandis que ceux n’en ayant pas besoin devront enregistrer quatre empreintes digitales en plus de la reconnaissance faciale. Ce changement affecte les citoyens de pays non membres de l’UE qui visitent pour un maximum de 90 jours sur une période de 180 jours. Bien que le déploiement soit progressif dans certains pays, l’Espagne a adopté ce système depuis novembre 2024.